Présentez vous : Araiguma et 2 utilisateurs inconnus gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | Bonjour, je m'appelle gotonin, j'ai 28 ans et j'ai à mon actif plusieurs expériences dans le milieu professionnel japonais.
Mon bilan est catastrophique, étant bilingue, j'ai eu la chance d'être intégré dans un circuit professionnel classique. Très vite, je me suis aperçu que ce milieu ne me convenait pas.
Je suis rentré, me voilà soulagé. Mon parcours :
Tôkyô : 7 mois dans une entreprise gérant les droits d'un écrivain-dessinateur célèbre français. Musée et restaurant-magasin à Tôkyô. Expérience passionnante. Je travaillais à mi-temps dans le restaurant-magasin, je travaillais au bureau pour y faire de la traduction et l'autre partie service au restaurant. Très bonne ambiance, peu de travail, extrêmement chouchouté dans un cocon bien moelleux, le top du top. Salaire 70 000 yens, nombre d'heures hebdomadaire : 30 heures. Osaka : 1 an dans une école de langue, professeur de français. métier hypocrite où il faut faire passer du temps avec un élève en lui faisant croire qu'il progresse et surtout l'amuser. Prendre des gens pour des pommes, les écoles de langue en sont des maitres, dans un environnement "occidental", factice, le boulot est agréable mais peu valorisant. Pas de contrainte particulière. Salaire 170 000 yens, nombre d'heures hebdomadaire 39 heures.
Osaka : 9 mois de petits boulots, restauration dans parc d'attraction, professeur dans de petites écoles, délivrer des prospectus, figurant à la TV etc. Il faut se battre, chercher, démarcher, en baver etc.
Peu valorisant, souvent payer 800 yens de l'heure, on ne travaille pas beaucoup mais on y perds beaucoup de temps en recherche, transport etc. Stress maximum, salaire minimum. Salaire 110 000 yens environ, nombre d'heures hebdomadaire : une petite vingtaine...
Osaka : 3 mois dans la télévision, caméraman, assistant, monteur... Je suis rentré dans ce poste en CDI comme assistant-réalisateur. Fini le cocon, j'ai été traité comme un japonais, j'en ai bavé comme tous les autres. Stress maximum, heures de travail maximum, salaire minimum. Salaire 140 000 yens environ, nombre d'heures hebdomadaire : 65h / 70h.
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Durant plus de deux ans, j'ai surfé de petits boulots à vrai boulots, j'ai fréquenté de nombreuses entreprises, mon constat est alarmant : - Pas de vacance, jamais, tout dépend de votre activite et surtout de votre entreprise, plus elle est grosse, plus vous avez des avantages. Une semaine par an en moyenne.
- Pas d'individualisme, on veut que vous rentrez dans les rangs, que vous soyez comme les autres. Baissez votre tête et fermez là et peut-être, on vous proposera un meilleur poste dans un futur proche.
- Votre entreprise, c'est votre maison. Votre boss dit, il faut le faire, vous avez une idée pour améliorer votre activité/ votre produit. Vous devez en parler à votre responsable, qui en parlera à son responsable qui en parlera au chef. Et si elle est bonne, la gloire viendra à votre responsable, pas à vous.
- Faut commencer petit, si votre entreprise est petite, vous devrez faire le ménage, nettoyer les chiottes, faire des courbettes aux clients, faire du café et surtout fermer sa bouche. L'entreprise c'est votre famille. Même si vous avez fini voire boulot en temps, il est fortement conseiller de rester et partir en même temps que les autres... vers 23h-24h... Etre le nouveau, c'est le pire des postes, vous etes le larbin de service. Peu d'entre-aide, chacun sa m*rde.
- Pas de social, voir peu, tout dépend encore une fois de votre boîte ou de votre agglomération, plus elle est grosse, plus les avantages seront intéressants. Mais sinon pas ou peu d'aide du gouvernement, assurances à des prix exorbitants, scolarité de vos enfants atteignant des sommets, titre de transport pouvant dépasser mensuellement les 15 000 yens. - Pas de famille, votre femme s'occupera de vos enfants, vous n'aurez pas de temps à leur consacrer. Toute votre énergie sera avalée par le boulot. Et les jours de repos, vouss ne rechercherez, épuisez, que la tranquilité.
- Pas ou peu de copains parmi les collègues, peu essayeront de lier d'amitié, pas que vous soyez étranger ou non, c'est juste que l'on mélange rarement copain et travail. Avec les collègues on parle boulot, en service ou en repos c'est boulot-boulot...
- Avoir un masque, ne pas montrer sa véritable personnalité est indispensable, un rictus sur votre visage et c'est l'insolence, un mot de travers et c'est la porte... peu de licenciement mais on vous pousse à la démission. Et ils sont très forts pour ça.
Le plus dur, c'est cette normalisation, quand vous rentrez dans une entreprise vous êtes cette entreprise, vous n'êtes plus vous.
Travailler au Japon, oui si :
- Vous êtes envoyé par une entreprise occidentale en mission (vous n'aurez que des avantages liés à votre statut d'expatrié, c'est le must).
- Travailler dans une entreprise étrangère au Japon, ils savent généralement que si ils veulent recruter des occidentaux, ils sont obligés de leur donner des avantages.
- Etre spécialiste, biologiste, ingénieur etc. Vous êtes à part, donc votre statut est différent des autres, vous n'êtes pas enrôlé généralement dans la spirale de l'enfer du travail nippon.
- Vous êtes en freelance, vous faites votre business, personne n'est là pour vous embêter.
Mais sinon, aussi bien dans la finance, commercial, tourisme, service etc. réfléchissez à deux fois avant de signer dans une PME. Vous pouvez tomber de très haut, pire, ils peuvent vous détruire moralement, souvent on ne s'en rend même pas compte. Et vous savez où finissent ceux qui craquent... au cimetière. ---------------
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Araiguma Modérateur (pas trop chiant)Note : 4.6/5 pour 13 votes | Salut Gotonin.
Ton sujet est très intéressant et il est très instructif d'avoir un autre son de cloche que: "le Japon c'est super". Mais je voudrais nuancer deux ou trois choses dans ce que tu as dit afin que ton expérience amère ne décourage pas trop de monde:
Quand tu dis que tu es bilingue, est-ce que tu es bilingue français-japonais? Je ne sais donc pas pour toi mais le Japon sera toujours plus facile à vivre avec un bon niveau de japonais écrit et parlé, et une bonne connaissance de la culture et de la façon de penser japonaises. En effet le système de travail à la japonaise est extrêmement éprouvant mentalement surtout pour nous, occidentaux, qui avons l'habitude de dire les problèmes afin de crever l'abcès avant que la situation n'empire, de faire preuve d'esprit d'initiative ou bien encore de "l'ouvrir" dès que ça ne va pas. Dans le milieu japonais, ça fonctionne évidemment de façon différente et je pense que tu as très bien résumé la chose: "baissez la tête et fermez la". J'ai personnellement beaucoup de problèmes à comprendre leur façon de penser. Je cite je que j'ai écrit sur mon blog:
"Au Japon tout est dans le processus. Le résultat d'une concertation est en général peu important, pourvu que le processus a été respecté comme un rituel. Dans beaucoup de cas la réponse est même déjà connue de tous mais elle doit être justifiée par une concertation inéluctablement orientée mais néanmoins nécessaire quite à perdre du temps et à être contre-productif. Si vous avez besoin de telle ou telle chose pour effectuer tel ou tel travail, vous devrez vous adresser à votre supérieur qui s'adressera au sien et ainsi de suite, avant que ça ne redescende, bien après. Entre temps on aura tergiversé, noyé le poisson, fait semblant de chercher des solutions à un problème déjà résolu avant même qu'il ne soit posé. On aura finalement perdu un temps fou pour rien."
Pour illustrer ça j'ai une anecdote. Au lycée je voulais avoir une classe un peu plus grande pour mes élèves de 3ème année et celle qui jouxtait la mienne avait l'avantage d'être libre chaque semaine et de me convenir niveau taille. J'ai demandé alors au vice proviseur si je pouvais faire le changement. En demandant ça j'ai eu l'impression de demander le doublement de mon salaire. Il m'a répondu qu'il en parlerait au directeur mais que c'était un peu délicat. Délicat? Je demandais juste un petit changement de salle! Résultat je me suis servi et les fois d'après j'ai évité de demander l'autorisation pour ce genre de choses futiles. J'ai mille exemples comme ça.
En fait au Japon j'ai vite compris qu'à défaut de vouloir, pouvoir ou savoir, on disait:"non!" C'est valable en entreprise, dans les magasins et entre amis. Et c'est là que la connaissance de la façon de penser à la japonaise est vitale: les Japonais sont faciles à piéger dans leur logique ordonnée comme du papier millimétré. Mettre un japonais dans une situation embarassante en épuisant une à une toutes ses excuses (toujours les mêmes d'ailleurs, on fini par comprendre le truc) qui pourrait le faire passer sur le devant de la scène et ainsi le faire sortir du groupe, est un des meilleurs moyens d'obtenir ce que l'on veut et donc d'améliorer un peu sa condition.
Pour le reste de ton constat, je pense que tu es malheureusement assez dans le vrai mais je tiens à repréciser qu'il s'agit là de la vie d'un employé d'entreprise japonais moyen. C'est ce qui fait que ce pays fonctionne si bien mais que les trains soient toujours en retard à cause d'une pauvre âme qui a décidé d'en finir. Je pense que le Japon et la France sont vraiment deux extrêmes en ce qui concerne le monde du travail. Un équilibre est-il possible?
Pour ce qui concerne l'enseignement, domaine qui m'intéresse. Je le répète sans cesse mais être professeur c'est un métier et effectivement sans les qualifications nécessaires on tombe très vite dans une situation proche de l'esclavagisme. Personnellement j'aime beaucoup mes classes et mes élèves font des progrès à vue d'oeil. Mais je n'enseigne pas dans une une école de langue "fast-food".
Pour conclure n'essayez pas de devenir japonais car notre façon de penser, de travailler et d'appréhender les rapports humains est diamètralement opposée à celle des Japonais. La vie est bien plus facile ici quand on reste à sa place et qu'on joue son rôle d'étranger. Au début c'est énervant mais à la longue ça en devient presque amusant. Et si vous n'aviez pas le choix, essayez de l'avoir ça vaudra mieux pour votre santé (mentale).
Ce qui est marrant c'est que pour son intégration, en France on attendra d'un étranger qu'il parle bien français et qu'il participe à la vie sociale et politique du pays. Au Japon c'est l'inverse.
Voilà c'était mon point de vue. Il n'engage que moi. ---------------
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gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | Bonjour Araiguma, que dire ?!
Tu as tout à fait raison dans ce que tu dis mais... un français qui veut vivre au Japon, doit-il forcement avoir fait de longues études ?
Si oui, il peut en effet, rentrer dans une sphère élitiste d'expatriés souvent pistonnés, travaillant dans leur petits univers avec les avantages que l'on connait. Encore que NOVA est un contre-exemple.
Mon bilan, concerne le français qui stagnant vers un BAC, BAC+2, se bat pour faire sa vie sur place.
Avec toute la bonne volonté du Monde, je ne pense pas qu'il puisse tenir longtemps sauf si il baisse la tête et se résigne à perdre son identité. Car croyez moi, par toujours baisser la tête au travail, on fait de même à la maison. C'est inconscient, surement involontaire mais c'est comme cela. Etre conditionné au boulot, te détruit mentalement.
Pour répondre à ta question, je suis bilingue franco-japonais avec des lacunes en écrit mais cela ne m'a plus dérangé que ça au travail.
Le travail dans l'enseignement est selon moi particuliers, même si il a des codes particuliers (l'élève a toujours raison, par exemple), il est selon moi en dehors du circuit classique des emplois habituels.
C'est sur que professeur de langue pour un étranger, c'est une bonne planque, mais encore faut il avoir l'envie d'enseigner, accepter ses règles parfois drastiques et surtout avoir les compétences pour enseigner.
Car non, pas n'importe qui peut enseigner sa langue maternelle (et encore moins l'anglais si le professeur est français) même à des enfants en bas-age. ---------------
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Araiguma Modérateur (pas trop chiant)Note : 4.6/5 pour 13 votes | Un français (pour ce qui nous concerne ici) n'a pas besoin d'avoir de diplômes pour (sur)vivre ici à condition qu'il maîtrise très bien la langue, et je le répète, connaisse bien la façon de gérer la mentalité japonaise. Tu peux tout avoir ici sous ses conditions. Sinon oui sans diplômes c'est un peu difficile de trouver quelque chose ici, il faut au moins un Bac +3 et ca n'ira pas en s'arrangeant à mon avis car comme vous le savez le Japon n'a et n'a toujours eu qu'une envie, c'est de se refermer sur lui-même.
Les expatriés sont des gens à part: ils ne choisissent pas vraiment où ils vont et tout est fait pour leur donner le confort qu'ils connaissaient en France. La plupart n'ont même aucune idée de ce que c'est le Japon et de toute façon dans quelques années ils seront dans un autre pays. Ils sont dans un monde à part je pense.
L'enseignement, quand ce n'est pas ta vocation, c'est sympa mais à court terme. D'ailleurs dans les écoles de langue on ne parle pas d'élèves (apprenants en F.L.E) mais de clients. Ca veut tout dire. ---------------
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gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | |
Oona | Dans vos discours on retrouve tout ce qui fait le livre "Stupeur et tremblements"... et moi qui pensait qu'Amélie Nothomb avait pas mal exagéré ! |
gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | A mon souvenir, Amélie Nothomb n'a jamais travaillé au Japon mais dans une entreprise japonaise en Belgique. Je n'ai jamais lu son "roman" mais je devrais m'y mettre car en effet dès que je parle de mon expérience, on me dit que c'est comme pour Amélie.
D'ailleurs moi aussi j'ai du nettoyer les chiottes. Message édité par gotonin le 06-05-2008 à 08:36:54 ---------------
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Oona | Dans "Stupeur et tremblements", ça se passe bien au Japon et dans son dernier livre, "Ni d'Eve ni d'Adam", elle évoque également sa vie au Japon ainsi que (vers la fin du bouquin) une année difficile passée dans une entreprise nippone, qui la crevait et ne lui permettait plus de passer du temps avec son homme... ce qui corroborerait l'expérience décrite dans "Stupeur et tremblements".
Après, c'est vrai qu'avec les romanciers faut peut-être se méfier ^^ |
Araiguma Modérateur (pas trop chiant)Note : 4.6/5 pour 13 votes | Elle est née au Japon et y est retournée plusieurs fois car elle a toujours adoré ce pays le considérant comme le "pays de la beauté". Elle y a travaillé aussi.
Par contre Nothomb me semble profondément masochiste dans "Stupeurs et tremblements" et c'est certainement en étant maso qu'on peut tenir le coup dans une entreprise japonaise.
Citation :
Dans vos discours on retrouve tout ce qui fait le livre "Stupeur et tremblements"... et moi qui pensait qu'Amélie Nothomb avait pas mal exagéré !
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C'est romancé mais il y a du vrai. Par contre le Japon évolue très vite et doit s'ouvrir malgré lui donc ce qu'elle a vécu ne serait peut-être plus d'actualité aujourd'hui. Quoique.
Citation :
Donc, si on résume, tu conseillerais à un français de faire carrière ici ?
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J'ai trois potes français ici pratiquement pas diplômés (une licence pour le meilleur, le bac pour le moins bosseur) et tous font carrière dans des boîtes japonaises ou gérées par des japonais, et leur salaire est le quintuple du mien. Il suffit de comprendre la mentalité japonaise et de savoir géré en conséquence.Il faut avoir aussi beaucoup de culot.
Non je conseillerais de ne pas être prof, c'est une situation vraiment trop précaire. ---------------
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stbu Note : 4.1/5 pour 42 votes | Salut Gotonin,
Merci pour ce témoignage. Ca fait peur, mais c'est très intéressant... |
gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | |
Araiguma Modérateur (pas trop chiant)Note : 4.6/5 pour 13 votes | Citation :
Je reste sur mes dire, à preuve du contraire, Nothomb n'a jamais travaillé au Japon.
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Dans ce cas là, qu'est-ce qu'elle veut dire dans l'acroche au dos de son dernier roman Ni d'Eve ni d'Adam:
"_Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employées. Ni d'Eve ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un tokyoïte très singulier._'' ---------------
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gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | Depuis quand le wiki est une référence ? Nothomb parle japonais comme un sagouin (je n'ai entendu qu'un court entretien de sa part, c'était pathétique), n'avalez pas tout ce que l'on vous dis et écrit.
Surtout dans une accroche d'un roman.
amicalement ---------------
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Araiguma Modérateur (pas trop chiant)Note : 4.6/5 pour 13 votes | Citation :
...n'avalez pas tout ce que l'on vous dis et écrit.Surtout dans une accroche d'un roman.
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Merci de ton conseil éclairé Donc elle aurait délibérément menti? Dans quel but? Excuse-moi mais je ne te suis pas. Si tu me présentes un lien qui affirme qu'elle n'a jamais travaillé au Japon, je serai peut-être convaincu. Après, personne n'a dit qu'elle parlait bien japonais.
En tout cas je pense sincèrement que Stupeur et Tremblements sent bien trop le vécu pour être une simple fiction. Enfin je ne saurais être catégorique.
Citation :
Je n'ai jamais lu son "roman" mais je devrais m'y mettre car en effet des que je parle de mon expérience, on me dit que c'est comme pour Amélie.
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Si tu le lis, dis nous si ton expérience est effectivement similaire ou non.
Ca pourrait être intéressant. ---------------
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gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | Dans quel but ??? Vendre son bouquin pardi. T'imagine si elle dit à la sortie de son roman qu'elle n'est jamais allée travailler au Japon ?? Ben son bouquin perdrait en crédibilité donc peu de vente.
On en parle aussi içi d'ailleurs...
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luinil | Enfin je pense que si l'auteur d'un best-seller avait mentit sur le sujet même du bouquin ça se serait-su depuis non ? C'est une chose assez facile à vérifier et y'aurait bien quelqu'un qui l'aurait vu et dit depuis.
Je dis pas que tu as forcément faux gotonin, mais je trouverais ça peu vraisemblable. Message édité par luinil le 09-05-2008 à 11:49:49 ---------------
A la découverte du Japon
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gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | Alors, bon, après enquête, il semblerait qu'elle a bien travaillé? au Japon??? Durant une courte durée (stage?)... Mais son histoire reflèterai de son séjour non pas au Japon mais dans une banque japonaise ayant une succursale en Belgique.
Mouais, qui saura un jour, la réalité ?!
Bref, à ne pas prendre au premier degré et j'avoue mon erreur, pardon. ---------------
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camorra |
Où de lire le bouquin tout simplement???
Donc j'ai lu le livre et, il se passe bien dans une entreprise au Japon!
Quant à la question de savoir si elle l'a écrit uniquement dans le but de faire vendre, je ne pense pas, à l'époque où elle l'a écrit, le Japon n'était pas autant médiatisé que maintenant et n'était pas très "vendeur"...
Je travaille depuis deux ans dans une entreprise japonaise. Concernant le débat "se comporter comme un Gaijin ou non au Japon", je dirais plutôt qu'il faut se comporter comme un étranger, souvent, les japonais prennent comme une insulte qu'on essaie de les "imiter".. Et à propos de parler Japonais, c'est souvent mal vu, les japonais ne sont pas forcément doués pour les langues et il ne faut surtout pas montrer ses points forts! Ils sont souvent choqués de voir un étranger parler leur langue et feront tout pour éviter d'avoir à parler japonais avec un étranger (quitte à attendre 45 minutes que le collègue, bien japonais, soit dispo ou à vous parler en anglais)
Sinon, je n'ajouterai rien de neuf à ce débat, oui il faut se fondre dans la masse (même en étant étranger, les japonais ont une certaine idée des étrangers et sont très surpris de constater, en arrivant en France, que tous les européens ne sont pas blonds!), oui l'entreprise, c'est la vie, le patron, c'est dieu, la hiérarchie est ultra stricte (et pas forcément bien pensée, on peut être jeune et avoir plus de qualifications qu'un "vieux" ), ne pas avoir d'idées, ne pas contredire, pas d'amis à l'intérieur de l'entreprise, nettoyage de toilettes (et poubelles aussi dans mon cas)..
Ah si, la petite nouveauté que j'apporterai : l'ECONOMIE! Ne rien gâcher et tout faire pour que son patron (dieu) puisse ramasser un maximum d'argent!
Pour terminer sur Nothomb, elle a travaillé un an dans une vraie entreprise japonaise à Tokyo en tant qu'interprète, elle était (notez bien le ETAIT) parfaitement bilingue et comptait faire sa vie au Japon, seulement, elle se considérait comme une japonaise ce qui n'a pas plu et elle ne comprenait pas forcément de ne pas être acceptée..
Et pour les congés et repos, les japonais ne sont pas les plus mal nantis, si on regarde leurs très nombreux jours fériés (le plus élevé du monde), golden week...
Je viens de me rendre compte de la longueur de mon post alors qu'à la base, je ne voulais que préciser qu'Amélie Nothomb avait vécu au Japon... |
gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | Grrr il y a des têtus, ce livre est un roman donc le lire ou pas ne nous dit pas si elle a vraiment bossé au Japon.
Maintenant on sait que oui, et qu'elle a mixé son aventure au Japon et son boulot en Belgique. Voilà. Fin pour moi. Message édité par gotonin le 05-05-2008 à 19:07:05 ---------------
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Juk Note : 4.2/5 pour 5 votes | Je me trompe peut-être Gotonin, mais je trouve que tu as des opinions très tranchées, souvent négatives, et que tu détestes qu'on te contredise...
Chers administrateurs/modérateurs, mon commentaire n'ayant aucun rapport avec le sujet de la discussion, si l'envie vous prend de supprimer mon message, je ne vous en voudrai pas le moins du monde. |
Araiguma Modérateur (pas trop chiant)Note : 4.6/5 pour 13 votes | Citation :
Chers administrateurs/modérateurs, mon commentaire n'ayant aucun rapport avec le sujet de la discussion, si l'envie vous prend de supprimer mon message, je ne vous en voudrai pas le moins du monde.
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Non, tant que c'est dit avec courtoisie et respect, il n'y a pas de raison de supprimer ton message. Apres c'est vrai que Gotonin est un peu sec dans ses réactions mais ça donne un autre point de vue sur le Japon, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi (tant que c'est dit avec intelligence et respect des autres).
Pour recentrer le débat, ce serait pas mal d'avoir d'autres opinions sur le travail au Japon, qu'elles soient positives ou négatives. ---------------
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Franky Ch'ti et fier de l'être! | Dans Métaphysique des tubes, Amélie Nothomb a écrit :
"Il fallait que je me fasse à cette idée : je n'étais pas crédible. Ce n'était pas grave. Au fond, cela m'était égal, qu'on me croie ou non. Je continuerais à inventer, pour mon plaisir.
Je me mis donc à me raconter des histoires. Moi au moins, je croyais à ce que je me disais." ---------------
"Il faut savoir entendre ce qui n'est pas dit et discerner ce qui n'est pas montré."
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JIM | gotonin a écrit :
Depuis quand le wiki est une référence ? Nothomb parle japonais comme un sagouin (je n'ai entendu qu'un court entretien de sa part, c'était pathétique)
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Le wiki est toujours plus une reference que quelqu'un sur un forum qui parle sans l'ombre d'une source. On veut bien aussi que tu nous presentes tes sources qui stipulent qu'Amelie Nothomb se base sur une soit disante experience belge dans une banque japonaise. Vu le nombre de ses detracteurs, si elle a menti, une source doit etre facile a trouver sur le net.
Tu pourras remarquer qu'on applique a la lettre ce que tu dis |
Araiguma Modérateur (pas trop chiant)Note : 4.6/5 pour 13 votes | |
dalf | Très intéressants posts (à part la déviation concernant Nathalie).
Ce que j'en retiens, c'est que l'étranger reste à sa place, ne pas contredire son patron et ne pas trop espérer de prendre des vacances.
Mais cela dit, le point concernant qu'au travail, ce n'est pas bien vu de parler japonais et de vouloir s'assimiler, mais dans la rue (avec les commerçants ou les passants) est-ce que c'est mieux de faire un effort et de vouloir parler japonais?
Si je vais au Japon, après tout, c'est pour pratiquer mon japonais  |
gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | Dans la rue, que tu parles japonais ce n'est pas marqué sur ton front. Même si tu es né au Japon, tu es blanc (ou autre) donc pas japonais alors, ils t'accosteront en anglais. C'est comme pour tout, on s'y habitue.
Mais là on change de sujet, si tu veux en parler plus profondément, je t'invite à créer un nouveau sujet. Message édité par gotonin le 07-05-2008 à 22:26:19 ---------------
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Enzo | Tu parlais d'entreprises étrangères implantées au japon où il est bien plus simple de s'y intégrer, elles sont nombreuses ou représentent une minorité ? |
gotonin japonweird.over-blog.comNote : 2.9/5 pour 14 votes | |
kasei | Le travail au japon... vaste programme, surtout avec le visa qui ne va pas
J'ai un visa de dependant (ma femme est francaise et prof de francais) nous sommes arrives en avril 2006 a Osaka.
Premiers entretiens d'embauches dans la restauration : C'est quoi ce visa? Vous ne pouvez pas travailler, etc...
Apres renseignements, mon visa me permet de travailler quand meme, a concurrence de 28h par semaine.
1er vrai poste : employe dans un hotel de Sakai-Shi, ambiance deplorable (meme pour des japonais...), bien paye (200000yens par mois avec des petits amenagements de la direction sur le temps de travail / contrat) mais manager japonais a la limite de la xenophobie (alors que la direction ne voulait que du personnel etranger) et pour couronner un serveur etranger tirait dans les pattes des autres (solidarite quand tu nous tient). Quitte ce boulot de m... au bout de trois mois.
Donc retour a la case depart...
Maintenant, je bosse pour un restau francais a Kobe (Sannomiya pour etre plus precis), des patrons francophones sympas et une ambiance de travail plus agreable. C'est un baito mais ca permet d'arrondir les fins de mois avec le salaire de ma femme et d'acheter mon materiel pour la photo
Je sais mon parcours est atypique, mais si ca peut donner des idees ou eclairer certains... |

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